A ceux qui voudraient m'entendre,
il est 21h02 en France, 20h02 en Angleterre,15h02 à New York, 05h02 à Sydney, 04h02 à Tokyo,etc, et j'ai l'impression que parmi tout les endroits qui existent dans ce monde aucun ne me fera oublier ces sentiments,ces questions.
Alors je suis là, à me demander ce qui ne va pas, à chercher le réel sens du problème et à me poser des milliards de questions. Pendant cette perte de temps, des gens naissent, meurent, souffrent, rient, s'aiment, parlent, crient, travaillent, dorment, ou cherchent comme moi des réponses à leurs questions. Pendant cette perte de temps, des gens marchent, volent, pleurent, écrivent, apprennent, s'appellent, chantent, dansent, essayent, mangent le peu qu'ils ont ou qu'ils peuvent avoir. Et moi, je suis là, à attendre des réponses à des questions que je ne suis même pas sûr de connaître, de comprendre. "La vie est un long fleuve tranquille", si l'on m'avait dit que ce fleuve était en réalité une sorte de vague géante, de tsunami, il y a bien longtemps que je me serais mise à courir ou à nager. Mais,pendant cette perte de temps, des gens regardent, envient, admirent, s'étouffent, respirent, sombrent, remontent, se noient, nagent. Et moi, je suis toujours là, avec les mêmes questions inutiles pendant qu'ils se passent bien pire. Au final, mes questions sont elles si importantes ?